Investisseur immobilier actif depuis plus de 10 ans et conseiller en investissement locatif, Gonzague a bâti un patrimoine diversifié couvrant tous les cas d'usage : nu, meublé, courte durée, nom propre, SCI, LMNP. C'est lui qui garantit que Wexeor répond à la réalité du terrain et aux vrais besoins des investisseurs.

Dans l'ancien, les frais d'acquisition dits « frais de notaire » représentent 7 à 8 % du prix, contre 2 à 3 % dans le neuf. Sur un bien à 200 000 €, cela ajoute 14 000 à 16 000 € au capital investi — sans un euro de loyer en plus. Résultat : votre rendement calculé sur le prix d'achat seul est surévalué de 0,3 à 0,6 point. Il faut donc les intégrer dès la simulation, dans le coût total d'acquisition.
Vous calculez votre rendement sur le prix affiché de l'annonce. 200 000 € de bien, 12 000 € de loyers, 6 % brut. Propre. Sauf que ce chiffre est faux avant même la signature, parce qu'il oublie les 15 000 € que vous allez poser sur la table chez le notaire — un capital immobilisé qui ne produira jamais le moindre loyer.
C'est le trou noir classique de la simulation d'achat : on soigne le calcul du loyer et on traite les frais de notaire comme un détail administratif. Or dans un investissement locatif, ces frais font partie du coût total d'acquisition, et ce coût total est le vrai dénominateur de votre rentabilité. Voyons comment les calculer, de combien de points ils rabotent votre rendement, et où les caser dans une simulation qui tient la route.
Premier malentendu à lever : l'appellation. Ce qu'on appelle communément « frais de notaire » ne va presque pas dans la poche du notaire. Selon l'administration économique, ces frais d'acquisition regroupent quatre postes : les droits de mutation (la part fiscale, versée à l'État et aux collectivités), les émoluments du notaire, les débours (frais avancés pour votre compte) et la contribution de sécurité immobilière.
La part fiscale — les droits de mutation — est de loin la plus lourde. Les émoluments, eux, sont la rémunération réglementée du notaire. Autrement dit, quand vous « payez cher le notaire », vous payez surtout l'impôt sur la transaction.
C'est le changement que beaucoup de simulations n'ont pas encore intégré. Depuis le 1er avril 2025, les départements peuvent relever leur taux de droits de mutation de 0,5 point : le plafond passe de 4,50 % à 5 % du prix de vente. Le dispositif est temporaire et court jusqu'en 2028, et il faut une délibération du conseil départemental pour qu'il s'applique — d'où des taux qui diffèrent aujourd'hui d'un département à l'autre. Concrètement, sur un bien ancien à 200 000 €, une majoration de 0,5 point représente 1 000 € de frais d'acquisition en plus. Vérifiez donc le taux en vigueur dans le département où vous achetez avant de figer votre simulation : le point officiel de Service-Public sur la hausse des droits de mutation détaille le mécanisme.
Une exception change tout pour une partie des acheteurs : la majoration ne s'applique pas aux primo-accédants. Est primo-accédant, au sens de ce dispositif, l'acquéreur qui n'a pas été propriétaire de sa résidence principale au cours des deux dernières années, à condition que le bien acheté soit lui aussi destiné à sa résidence principale (précisions des Notaires de France). L'exonération ne joue donc pas pour un achat purement locatif — mais elle est décisive si votre premier investissement est aussi le logement que vous occuperez. Pour un couple, le traitement dépend du régime matrimonial et de la qualité de chaque acquéreur : à faire vérifier par votre notaire avant la signature.
Les émoluments suivent un barème national dégressif fixé par tranches de prix. D'après le barème officiel des émoluments réglementés :
Plus le bien est cher, plus le taux marginal baisse : c'est pour ça qu'en pourcentage, les frais d'un studio à 80 000 € pèsent plus lourd que ceux d'un immeuble à 600 000 €. Retenez ce point, il change la donne pour un investisseur qui compare plusieurs tickets d'entrée.
C'est là que se joue l'essentiel. Dans l'ancien, les frais d'acquisition sont de l'ordre de 7 à 8 % du prix. Dans le neuf, on tombe à 2 à 3 %. L'écart n'est pas anecdotique : il vient principalement des droits de mutation, allégés sur les logements neufs.
Sur le papier, le neuf semble donc gagner. En réalité, l'économie de frais est souvent absorbée par un prix au mètre carré plus élevé et un rendement locatif plus faible. Ne raisonnez jamais sur les frais isolément — c'est le coût total rapporté au loyer qui tranche. Un bien ancien à 8 % de frais mais 30 % moins cher au mètre carré reste souvent le meilleur pilote de rentabilité.
Prenons un bien ancien à 200 000 €. Des frais de 7 à 8 % représentent 14 000 à 16 000 €. Votre coût d'acquisition passe donc à 214 000 – 216 000 €, avant travaux, frais de dossier bancaire ou éventuels frais d'agence. C'est ce montant-là, pas les 200 000 € de l'annonce, qui doit servir de base à votre calcul de rendement.
Reprenons le même bien et déroulons le calcul, hypothèses affichées (chiffres illustratifs, à ajuster à votre cas).
Hypothèses : prix 200 000 €, loyer 850 €/mois soit 10 200 €/an, frais de notaire 8 % (16 000 €), pas de travaux pour isoler l'effet des frais.
L'écart : 0,38 point de rendement brut. Ça paraît peu écrit comme ça. Sur la durée d'un crédit de 20 ans, sur un patrimoine de plusieurs lots, c'est plusieurs milliers d'euros de performance que vous surestimez si vous oubliez la ligne « notaire ». Et sur un studio à petit prix où les frais frôlent 8,5 %, l'amputation grimpe vers 0,5 à 0,6 point.
Comme le rappellent les services publics sur le calcul des frais de notaire, ces frais s'ajoutent au prix : ils augmentent le capital investi sans générer un centime de loyer supplémentaire. C'est mécanique. Plus de dénominateur, même numérateur, rendement plus bas.
Sur le rendement net, puis net-net après impôt, l'effet se propage. Les frais de notaire ne sont pas une charge locative récurrente — vous ne les payez qu'une fois — mais ils gonflent le montant financé, donc les intérêts d'emprunt si vous empruntez cette somme, et ils décalent le point où votre cash-flow devient réellement positif. Pour une méthode complète de calcul du net, la rentabilité locative nette se calcule poste par poste, frais d'acquisition inclus dans la base amortie côté LMNP.
Question piège, parce qu'elle mélange deux logiques. En comptabilité, si vous êtes en LMNP au réel ou en SCI à l'IS, les frais d'acquisition peuvent être amortis (souvent sur la durée d'amortissement du bien) ou passés en charge la première année — un arbitrage à cadrer avec votre comptable. Cet amortissement réduit votre base imposable et adoucit donc la facture fiscale.
Mais côté rentabilité économique, il n'existe aucune règle réglementaire d'« amortissement des frais de notaire sur X années ». Les sources officielles ne fixent pas de formule unique. C'est une hypothèse de simulation, pas un texte de loi. La bonne façon de raisonner : les frais sont un coût d'entrée sec. Vous ne les « récupérez » qu'à la revente, et seulement si le prix a suffisamment monté pour les couvrir. Sur un bien conservé 8 ans dans un marché plat, ces 16 000 € restent une perte nette au moment de vendre. D'où l'intérêt de les intégrer dès le départ dans votre simulation d'acquisition, exactement comme on le fait dans une calculatrice de rentabilité locative sérieuse.
Marge de manœuvre réelle mais limitée. Quatre leviers concrets :
Aucun de ces leviers ne transforme un mauvais bien en bonne affaire. Ils réduisent la casse, pas plus.
La discipline tient en une phrase : le rendement se calcule sur ce que vous décaissez pour posséder le bien et le mettre en location, jamais sur le prix d'annonce. Votre coût total d'acquisition, c'est prix + frais de notaire + frais d'agence acquéreur + travaux + frais de dossier bancaire + garantie. C'est cette somme qui doit figurer au dénominateur.
Pour une méthode pas à pas et un cas complet, notre guide sur comment simuler la rentabilité avant d'acheter déroule le raisonnement. Le point clé pour un parc de plusieurs lots : ne raisonnez pas en moyenne. Un studio acheté avec 8,5 % de frais peut tirer tout votre parc vers le bas pendant que vous croyez, sur votre tableur, qu'il performe comme les autres.
C'est précisément ce qu'un tableau de bord consolidé fait apparaître : sur WEXEOR, chaque bien porte son propre coût d'acquisition et son rendement net-net après impôt calculé en continu, frais d'entrée compris. Vous voyez lequel de vos lots paie vraiment son ticket d'entrée et lequel met dix ans à l'amortir. C'est la différence entre subir une moyenne rassurante et piloter bien par bien.
Avant de signer votre prochaine offre, faites l'exercice : recalculez le rendement en remplaçant le prix d'annonce par le coût total d'acquisition. Si l'écart vous fait grimacer, c'est que vous regardiez le mauvais chiffre depuis le début.
Dans l'ancien, ils sont de l'ordre de 7 à 8 % du prix d'achat ; dans le neuf, de 2 à 3 %. Sur un bien ancien à 200 000 €, comptez donc environ 14 000 à 16 000 €, à ajouter au prix pour obtenir votre coût total d'acquisition. La majeure partie correspond aux droits de mutation versés à l'État et aux collectivités, pas à la rémunération du notaire.
Le neuf offre des frais bien plus bas (2-3 % contre 7-8 %), mais cet avantage est souvent effacé par un prix au mètre carré plus élevé et un rendement locatif plus faible. Ne comparez jamais les frais isolément : c'est le coût total rapporté au loyer, donc la rentabilité nette, qui doit trancher entre ancien et neuf.
Il n'existe aucune règle réglementaire d'amortissement des frais de notaire sur un nombre d'années fixe. En comptabilité LMNP au réel ou en SCI à l'IS, ils peuvent être amortis ou passés en charge — à cadrer avec votre comptable. Économiquement, c'est un coût d'entrée sec que vous ne récupérez qu'à la revente, si le prix a suffisamment monté.
Quatre leviers : négocier une remise sur les émoluments (possible dans certaines limites réglementaires, surtout sur les gros montants), déduire la valeur du mobilier de l'assiette taxable sur un bien meublé avec inventaire, faire porter les frais d'agence hors du prix taxable quand ils sont à la charge de l'acquéreur et affichés séparément, et enfin faire valoir le statut de primo-accédant. Depuis le 1er avril 2025, les départements peuvent majorer les droits de mutation de 0,5 point (plafond porté de 4,50 % à 5 %), dispositif temporaire jusqu'en 2028 : cette majoration ne s'applique pas à l'acquéreur qui n'a pas été propriétaire de sa résidence principale au cours des deux dernières années et qui achète pour en faire sa résidence principale.
.avif)