Entrepreneur dans l'âme et passionné d'investissement immobilier, Jérôme a fondé Wexeor avec une conviction : les investisseurs exigeants méritent un véritable cockpit de pilotage, pas un énième tableur. Il porte la vision du produit et son exigence — transformer chaque investisseur en CEO de son patrimoine.

La rentabilité brute divise le loyer annuel par le prix d'achat, sans aucune charge. La rentabilité nette retranche les charges, la taxe foncière, la vacance et les frais de gestion. La rentabilité nette-nette intègre en plus la fiscalité : c'est le seul chiffre qui reflète ce que le bien vous rapporte vraiment.
Un bien affiché à 7 % de rendement peut très bien vous rapporter 2,5 % une fois la taxe foncière, les charges et l'impôt passés par là. Cet écart n'a rien d'anecdotique : il décide si votre investissement s'autofinance ou s'il ponctionne votre trésorerie chaque mois. Trois calculs cohabitent, et confondre le premier avec le dernier reste l'erreur la plus coûteuse de l'investisseur débutant.
C'est le chiffre que vous voyez dans toutes les annonces. Il se calcule en deux secondes et flatte l'œil, ce qui explique pourquoi les vendeurs l'adorent.
Formule : (loyer mensuel × 12) ÷ prix d'achat × 100.
Prenons un appartement à 200 000 € loué 850 € par mois. Le loyer annuel atteint 10 200 €. La rentabilité brute s'établit donc à 10 200 ÷ 200 000 × 100 = 5,1 %.
Le problème saute aux yeux : ce calcul ignore tout ce que le bien va vous coûter. Aucune taxe foncière, aucune charge de copropriété, aucun mois sans locataire. Le brut sert à comparer rapidement deux biens dans la même zone, à dégrossir. Il ne sert jamais à décider.
Certains calculent le brut sur le prix net vendeur, d'autres incluent les frais de notaire (autour de 7 à 8 % dans l'ancien) et l'éventuelle commission d'agence. Les deux méthodes existent, mais elles ne sont pas comparables. Reprenez l'exemple ci-dessus : avec 16 000 € de frais de notaire, le dénominateur passe à 216 000 € et la rentabilité brute tombe à 4,7 %. Soyez cohérent d'un bien à l'autre, sinon votre comparaison ne vaut rien.
Ici, on rentre dans le concret. La rentabilité nette retranche du loyer toutes les charges récurrentes liées à l'exploitation, avant impôt.
Formule : (loyer annuel − charges annuelles) ÷ prix d'achat × 100.
Reprenons notre appartement. Sur l'année, comptons :
Total des charges : 3 060 €. Le revenu net devient 10 200 − 3 060 = 7 140 €. La rentabilité nette ressort à 7 140 ÷ 200 000 × 100 = 3,6 %.
On est passé de 5,1 % à 3,6 % sans avoir parlé d'impôt. C'est l'écart que la plupart des investisseurs sous-estiment. Deux postes sont particulièrement traîtres : la vacance locative et les travaux. Un studio en zone étudiante peut afficher trois semaines vides chaque été ; un immeuble ancien réserve sa quote-part de ravalement.
Si votre bien est classé F ou G, la provision travaux n'est plus une option mais une obligation. Le calendrier d'interdiction de location des passoires thermiques s'applique de façon progressive : un logement non rénové sortira tôt ou tard du marché locatif. Intégrez le coût de la rénovation énergétique dès le calcul de rentabilité, sous peine de découvrir un trou de plusieurs dizaines de milliers d'euros au pire moment. C'est exactement le genre de paramètre qu'un pilotage rigoureux anticipe au lieu de subir.
Le net-net intègre la fiscalité. C'est lui qui détermine ce qui reste dans votre poche, donc votre cash-flow réel.
Formule : (loyer annuel − charges − impôts et prélèvements sociaux) ÷ prix d'achat × 100.
La fiscalité dépend entièrement de votre régime. Un même bien ne génère pas le même net-net en location nue au régime réel, en LMNP avec amortissement, ou au micro-foncier. Voilà pourquoi un rendement promis n'existe pas : il dépend de votre tranche marginale d'imposition (TMI) et de votre montage.
Continuons l'exemple en location nue, régime réel, pour un investisseur à 30 % de TMI. Sur les 7 140 € de revenu net, supposons un revenu foncier imposable de 5 500 € après déduction des charges déductibles et des intérêts d'emprunt. L'imposition combine la TMI (30 %) et les prélèvements sociaux (17,2 %), soit 47,2 % : environ 2 596 € d'impôt.
Le revenu net-net descend à 7 140 − 2 596 = 4 544 €. La rentabilité nette-nette s'établit à 4 544 ÷ 200 000 × 100 = 2,3 %.
De 5,1 % brut à 2,3 % net-net, on a divisé le rendement réel par plus de deux. Ce n'est pas un cas pessimiste, c'est un cas réaliste pour de la location nue fortement fiscalisée. En LMNP avec amortissement, le revenu imposable aurait pu être proche de zéro pendant plusieurs années, remontant le net-net bien au-dessus. D'où l'importance de raisonner net-net, jamais brut.
Aucun de ces trois ratios ne capte l'effet de levier. La rentabilité mesure la performance de l'actif ; le crédit, lui, démultiplie votre rentabilité sur fonds propres. Si vous financez l'achat à crédit, votre apport peut n'être que de 40 000 € sur ce bien. Le bon indicateur devient alors le cash-flow mensuel net (loyer encaissé − mensualité − charges − impôt) et le rendement sur apport. Un cash-flow neutre ou positif signifie que le bien se rembourse seul. C'est là que le pilotage prend tout son sens : suivre le cash-flow net réel de chaque ligne de votre parc, mois après mois, plutôt que de se fier au rendement affiché à l'achat.
Chaque ratio a sa fonction :
Un investisseur expérimenté ne s'arrête jamais au premier. Sur un parc de plusieurs biens, l'enjeu n'est pas d'acheter le bien au meilleur brut, mais de piloter la performance nette-nette consolidée, en intégrant les disparités de fiscalité, de vacance et de travaux entre chaque ligne. Deux appartements à 5 % brut peuvent afficher l'un 3 % et l'autre 1,5 % net-net selon leur DPE et leur régime. C'est cette lecture fine qui sépare la gestion de biens du véritable pilotage de patrimoine.
La rentabilité brute divise le loyer annuel par le prix d'achat sans déduire aucune charge. La rentabilité nette retranche les charges réelles : taxe foncière, charges de copropriété, assurance, vacance locative et provision travaux. L'écart entre les deux dépasse souvent 1,5 point.
C'est la rentabilité nette à laquelle on soustrait la fiscalité : impôt sur le revenu foncier selon votre tranche marginale et prélèvements sociaux (17,2 %). Elle représente ce que le bien vous rapporte réellement, après tout. C'est le seul chiffre fiable pour décider.
Il n'existe pas de seuil universel : tout dépend de la zone, du risque locatif, de la fiscalité et de l'effet de levier. Un rendement plus élevé s'accompagne souvent d'une vacance ou d'un risque accrus. Comparez toujours en net-net, et rapprochez le résultat de votre objectif et de votre cash-flow.
Inclure les frais d'acquisition (notaire, agence, éventuels travaux initiaux) donne une rentabilité plus honnête, car c'est le capital réellement engagé. L'essentiel est de rester cohérent d'un bien à l'autre pour que vos comparaisons aient un sens.
Un logement classé F ou G est concerné par le calendrier d'interdiction progressive de location des passoires thermiques. Le coût de la rénovation énergétique doit donc figurer dès le calcul, faute de quoi le bien sortira du marché locatif et votre rentabilité s'effondrera.
Non, les trois ratios mesurent la performance de l'actif lui-même. Pour intégrer le financement, suivez plutôt le cash-flow mensuel net et le rendement sur apport, qui reflètent l'effet de levier du crédit.
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