Investisseur immobilier actif depuis plus de 10 ans et conseiller en investissement locatif, Gonzague a bâti un patrimoine diversifié couvrant tous les cas d'usage : nu, meublé, courte durée, nom propre, SCI, LMNP. C'est lui qui garantit que Wexeor répond à la réalité du terrain et aux vrais besoins des investisseurs.

La rentabilité locative nette se calcule ainsi : (loyer annuel − charges annuelles) ÷ prix total d'acquisition × 100. En 2026, elle tourne entre 3 % et 5 % selon la ville et le bien, contre un brut moyen national de 5,2 %. La nette-nette, après impôts et prélèvements sociaux (17,2 % en location nue, 18,6 % en BIC meublé), descend souvent sous 3,5 % : c'est elle qui décide ce qui finit vraiment sur votre compte.
Un appartement affiché à 6 % de rendement. Le vendeur sourit, l'annonce brille, et vous calculez déjà votre future rente. Sauf que ce 6 %, c'est du brut. Une fois la taxe foncière, les charges de copropriété, l'assurance, la gestion et la vacance passées par là, il vous reste peut-être 3,5 %. Et après impôts ? Parfois moins. La rentabilité brute, c'est l'argument commercial. La rentabilité nette, c'est votre réalité.
Voici comment passer de l'une à l'autre, chiffres à l'appui, avec une méthode reproductible que vous pourrez appliquer à n'importe quel bien.
On confond les trois en permanence. C'est la première erreur, et elle coûte cher.
La plus simple, la plus séduisante, la moins utile. Formule :
(Loyer annuel ÷ Prix total d'acquisition) × 100.
Un bien acheté 200 000 € frais inclus, loué 850 €/mois, soit 10 200 €/an. Brut : 5,1 %. En 2026, le brut moyen national tourne autour de 5,2 %, dans une fourchette de 3 % à 6 % selon les villes. Paris plafonne à 3,91 %. Grenoble grimpe à 5,72 %, Marseille à 5,38 %, Montpellier à 5,23 %. Et des villes comme Roubaix, Saint-Étienne ou Mulhouse dépassent les 8 %, voire approchent 10 %.
Tentant. Mais ce chiffre ignore tout ce qui sort de votre poche.
Celle qui commence à dire la vérité. Formule :
((Loyer annuel − Charges annuelles) ÷ Prix total d'acquisition) × 100.
En 2026, le net moyen se situe entre 3 % et 5 %. En grande métropole, comptez plutôt 3 % à 3,5 %. En ville moyenne, au-delà de 4 %, c'est un bon dossier. En province sur des marchés tendus comme Saint-Étienne ou Mulhouse, on voit du 6 % à 8 % net — mais avec un risque de vacance qui peut pulvériser ce chiffre. Plus le rendement affiché est haut, plus vous payez le marché en risque locatif. Personne ne vous offre 8 % sans contrepartie.
La seule qui compte vraiment. Celle après impôts. En 2026, un investissement est considéré comme intéressant à partir de 3 % à 4 % net-net. En dessous, vous travaillez pour l'État et la copropriété.
Le passage du brut au net, c'est une liste de prélèvements que les annonces taisent soigneusement. Voici ce qui doit y figurer, sans exception.
Additionnez tout ça et vous comprenez pourquoi un brut de 5 % se transforme en net de 3,5 %.
Chiffres illustratifs. Aucune promesse de rendement : votre situation réelle dépend de votre bien, de votre fiscalité et de votre marché.
Reprenons notre appartement.
Rentabilité brute = 10 200 ÷ 200 000 × 100 = 5,1 %.
Maintenant, les charges annuelles :
Total charges : 4 080 €.
Rentabilité nette = (10 200 − 4 080) ÷ 200 000 × 100 = 6 120 ÷ 200 000 × 100 = 3,06 %.
On est passé de 5,1 % à 3,06 %. Le brut a fondu de 40 %. Voilà l'écart que personne ne vous montre avant la signature.
Il reste l'impôt. En location nue, vos loyers sont des revenus fonciers, soumis à votre tranche marginale d'imposition plus 17,2 % de prélèvements sociaux en 2026. En meublé (BIC), les prélèvements sociaux montent à 18,6 % sur les revenus du patrimoine, mais l'amortissement du LMNP peut réduire fortement la base imposable.
Imaginons une tranche à 30 %. En foncier réel, après déduction des charges déductibles, supposons une base imposable de 4 000 €. Impôt + prélèvements sociaux ≈ 30 % + 17,2 % = 47,2 %, soit ~1 888 €. Votre revenu net-net réel descend alors à ~4 232 €, soit une rentabilité nette-nette autour de 2,1 %.
Le même bien, en meublé avec amortissement, peut neutraliser une partie de cette imposition pendant des années — et faire remonter la nette-nette au-dessus de 3 %. La fiscalité ne décore pas le calcul : elle le renverse.
La rentabilité, c'est un ratio. Le cash-flow, c'est ce qui tombe (ou pas) sur votre compte chaque mois. Et il intègre le crédit.
En mars 2026, un crédit standard se négocie autour de 3,13 % sur 15 ans, 3,26 % sur 20 ans, 3,41 % sur 25 ans selon les profils. Les meilleurs dossiers descendent jusqu'à 2,80 % sur 15 ans.
Mode d'emploi pour estimer votre cash-flow net mensuel :
Un repère utile en 2026 : en dessous de 4,5 % de rendement brut, l'effort d'épargne reste négatif sur 20 ans avec un financement classique. Il faut viser au moins 5 % de brut pour espérer l'autofinancement. En dessous, vous comblez chaque mois la différence de votre poche. Ce n'est pas un drame si vous le savez. C'en est un si vous le découvrez.
Le piège, c'est de faire ce calcul une fois, à l'achat, puis de ne plus jamais le refaire. Or vos charges bougent. La taxe foncière grimpe. Un locataire part. Les taux varient. Le DPE impose des travaux. Le calcul de jour J n'a plus rien à voir avec votre réalité trois ans plus tard.
Sur un bien isolé, on s'en sort avec un tableur. Sur un parc de cinq, dix, quinze lots — répartis entre nu, meublé, SCPI — le tableur craque. Vous perdez de vue lequel finance lequel, lequel saigne, lequel porte vraiment la performance. C'est exactement là que le cockpit WEXEOR consolide le cash-flow net réel de chaque actif et de l'ensemble du parc, pour piloter la performance dans la durée plutôt que de la deviner.
Acheter un bien, c'est un événement. Piloter un patrimoine, c'est une discipline.
La brute rapporte le loyer annuel au prix d'achat, sans déduire aucune charge : c'est le chiffre des annonces. La nette retranche toutes les charges réelles (taxe foncière, copropriété, gestion, assurance, vacance, entretien). En 2026, un brut de 5,2 % se traduit fréquemment par un net de 3 % à 4 %.
En grande métropole, 3 % à 3,5 % net est la norme. En ville moyenne, au-delà de 4 % c'est un bon dossier. Certaines villes de province affichent 6 % à 8 % net, mais avec un risque de vacance plus élevé. Côté net-net, un seuil de 3 % à 4 % après impôts marque un investissement réellement intéressant.
On part de la rentabilité nette puis on déduit la fiscalité : impôt sur le revenu selon votre tranche, plus prélèvements sociaux (17,2 % en location nue, 18,6 % sur les BIC meublés en 2026). Le régime fiscal choisi (micro, réel, LMNP avec amortissement) peut faire varier ce résultat du simple au double.
Taxe foncière, charges de copropriété non récupérables, frais de gestion (6 à 10 % du loyer), assurance PNO, une provision pour vacance locative (5 à 10 % du loyer) et une provision pour entretien et travaux. Oublier la vacance et les travaux est l'erreur la plus fréquente, et elle gonfle artificiellement le rendement affiché.
Pas dans le calcul de rentabilité nette, qui mesure la performance intrinsèque du bien. Mais le crédit est central pour le cash-flow : avec des taux autour de 3,13 % à 3,41 % en 2026 selon la durée, c'est lui qui détermine si le bien s'autofinance ou exige un effort d'épargne mensuel.
En 2026, il faut viser au moins 5 % de rendement brut pour espérer l'autofinancement avec un crédit classique. En dessous de 4,5 %, l'effort d'épargne reste généralement négatif sur 20 ans : vous complétez la mensualité chaque mois.
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