Entrepreneur dans l'âme et passionné d'investissement immobilier, Jérôme a fondé Wexeor avec une conviction : les investisseurs exigeants méritent un véritable cockpit de pilotage, pas un énième tableur. Il porte la vision du produit et son exigence — transformer chaque investisseur en CEO de son patrimoine.

Un tableau de bord patrimonial sous Excel agrège, pour chaque actif, sa valeur brute, sa dette et son cash-flow, puis en déduit une valeur nette consolidée et un rendement net par bien. C'est le bon point de départ pour arrêter de raisonner en loyers bruts. Sa limite : il faut recopier les relevés à la main, et une formule cassée fausse tout le fichier sans prévenir.
Le dimanche soir de fin de trimestre, vous ouvrez trois onglets bancaires, deux tableurs et un espace de suivi boursier pour recoller des chiffres qui ne tombent jamais juste. Vous connaissez vos loyers bruts par cœur. Ce qui finit vraiment sur le compte une fois le crédit, les charges, la vacance et l'impôt passés ? Beaucoup plus flou. Un logiciel gratuit de gestion de patrimoine, pour la plupart des investisseurs, ça commence par un fichier Excel maison enrichi couche par couche. C'est un réflexe sain. Encore faut-il le construire correctement — sinon il vous ment poliment.
Cet article vous donne la structure exacte d'un tableau de bord patrimonial Excel capable de sortir votre valeur nette, votre cash-flow et votre rendement par actif. Formules incluses, exemple chiffré de bout en bout, et le moment précis où le tableur atteint son plafond.
Un tableau de bord patrimonial ne se contente pas d'aligner des valeurs : il relie, pour chaque actif, ce qu'il vaut, ce qu'il doit et ce qu'il rapporte net, puis consolide le tout. Trois indicateurs, pas un de plus, pas un de moins.
La plupart des tableurs maison s'arrêtent à la valeur brute et au loyer brut. Résultat : vous pilotez un patrimoine à six ou sept chiffres avec deux indicateurs vitaux manquants. Un modèle de suivi de patrimoine gratuit qui ne calcule pas le net par actif ne vaut pas grand-chose.
Un bon tableur de valeur nette patrimoine repose sur trois feuilles distinctes : une feuille « Actifs », une feuille « Dettes », une feuille « Synthèse » qui agrège les deux. Séparer les données brutes des calculs est la seule façon d'éviter les formules spaghetti que vous n'osez plus toucher.
Une ligne par actif, quelle que soit sa nature. Vous mélangez immobilier, actions, ETF, crypto et art dans le même tableau, avec une colonne « Type » pour filtrer ensuite. Colonnes minimales :
Une ligne par crédit, reliée à l'actif financé. Colonnes : libellé, actif rattaché, capital restant dû, mensualité, taux, date de fin. Le capital restant dû est la donnée que la plupart oublient de mettre à jour — et c'est précisément celle qui fait bouger votre valeur nette chaque mois.
Elle ne contient aucune saisie, uniquement des formules qui pointent vers les deux premières feuilles. C'est votre cockpit : valeur brute totale, dette totale, valeur nette, cash-flow consolidé, et un tableau récapitulatif du rendement par actif.
Voici les formules à poser noir sur blanc. Elles supposent que vos données sont en tableaux structurés Excel, mais fonctionnent tout aussi bien avec des plages classiques.
Le piège de calcul le plus courant : rapporter le loyer à la valeur de marché au lieu du capital réellement immobilisé. Vous croyez faire 4 % quand l'effet de levier vous en fait 9 sur votre apport — ou l'inverse quand un bien s'est déprécié. Deux ratios opposés, deux décisions opposées. Posez clairement lequel vous suivez et gardez-le partout.
Second piège : oublier la provision vacance et l'impôt. Un cash-flow qui ignore ces deux postes est un cash-flow de brochure, pas un cash-flow réel.
Prenons un patrimoine simple mais réaliste. Toutes les hypothèses sont posées ; le calcul est reproductible dans votre propre modèle de bilan patrimonial Excel.
Actif 1 — Appartement locatif. Valeur de marché : 200 000 €. Acheté 180 000 € avec 40 000 € d'apport et frais de notaire. Loyer brut annuel : 9 600 € (800 €/mois). Crédit : mensualité 750 € (soit 9 000 €/an), capital restant dû 130 000 €. Charges non récupérables + taxe foncière + assurance : 1 800 €/an. Provision vacance (5 %) : 480 €. Impôt et prélèvements sociaux estimés sur le revenu foncier net : 900 €/an.
Ce bien vous coûte 215 € par mois pour se constituer, pendant que le crédit se rembourse. Ce n'est pas forcément une erreur — vous achetez du capital restant dû qui baisse — mais il faut le savoir et l'assumer, pas le découvrir en avril.
Actif 2 — Portefeuille ETF sur PEA. Valeur : 60 000 €. Pas de dette, pas de revenu distribué (capitalisant). Pour la valeur nette, il compte pour 60 000 € brut et net.
Synthèse. Valeur brute = 200 000 + 60 000 = 260 000 €. Dette = 130 000 €. Valeur nette = 130 000 €. Cash-flow consolidé annuel = −2 580 € (l'ETF capitalisant ne génère pas de flux). Vous voyez immédiatement où se joue votre performance : l'appartement pompe de la trésorerie mais construit du patrimoine, l'ETF ne coûte rien et travaille en silence.
Sur l'immobilier tenu en société, le raisonnement se prolonge dans les comptes : notre modèle Excel de comptabilité SCI reprend cette logique bien par bien pour les structures à l'IR comme à l'IS.
Un tableau de bord patrimonial digne de ce nom réserve une ligne à la fiscalité qui frappe le patrimoine dans son ensemble, pas seulement bien par bien. Deux postes à surveiller.
L'impôt sur la fortune immobilière (IFI). L'IFI est un impôt annuel qui vise uniquement le patrimoine immobilier net taxable. Il se déclenche à partir de 1 300 000 € de patrimoine immobilier net, seuil en vigueur pour la déclaration 2026 sur le patrimoine détenu au 1er janvier. En dessous de ce seuil, aucune déclaration IFI n'est due. Le barème, publié par impots.gouv.fr, est progressif :
Une décote existe pour les patrimoines compris entre 1,3 et 1,4 million d'euros. Point capital pour votre tableur : seul l'immobilier non professionnel compte. Vos ETF, actions et crypto sont hors champ de l'IFI. Le détail figure sur la page calcul de l'IFI de service-public.gouv.fr.
Les prélèvements sociaux. Sur les revenus du patrimoine et des placements, ils s'élèvent à 18,6 % en 2026 (CSG 10,6 %, CRDS 0,5 %, prélèvement de solidarité 7,5 %), selon justice.fr. Attention : ce taux ne s'applique pas uniformément à tous les supports. Assurance-vie, PEA, dividendes ou plus-values mobilières obéissent chacun à des règles distinctes qu'il faut vérifier au cas par cas. Ne collez pas 18,6 % sur toute la colonne « impôt » de votre tableur sans distinguer la catégorie de revenu.
Le tableur maison est excellent pour comprendre la mécanique. Il devient un boulet dès que le patrimoine grossit. Trois frictions reviennent toujours.
La recopie manuelle. Chaque trimestre, vous ressaisissez les soldes bancaires, les capitaux restant dus, les cours de la bourse et de la crypto. Une heure de travail minimum, et des chiffres déjà périmés au moment où vous les tapez. Un tableau de suivi du cash-flow immobilier Excel vaut ce que vaut sa fraîcheur — et un fichier mis à jour quatre fois par an est aveugle onze mois sur douze.
Les formules fragiles. Vous avez enrichi ce fichier couche par couche depuis des années. Vous n'osez plus modifier une cellule de peur de casser une référence. Une plage mal étendue, un capital restant dû oublié, et votre valeur nette est fausse sans qu'aucune alerte ne s'allume.
L'absence d'anticipation. Excel enregistre le passé. Il ne vous prévient pas quand un régime fiscal cesse d'être le bon, ni quand un bien bascule dans le rouge. Vous découvrez votre fiscalité en avril, trop tard pour arbitrer.
C'est exactement à cette frontière qu'un cockpit automatique prend le relais. WEXEOR agrège vos actifs — immobilier, bourse, ETF, crypto, art — dans une vue unique, avec la synchro bancaire (partenaire POWENS) qui fait remonter vos flux sans recopie, et un rendement net-net après impôt calculé en continu bien par bien. Le même calcul que votre tableur, mais fiable et toujours à jour, avec une alerte quand un régime fiscal cesse d'être optimal. Vous gardez la méthode, vous perdez la corvée.
La fiscalité et l'opportunité d'un arbitrage dépendent de votre situation personnelle ; cet exemple chiffré n'est pas un conseil individualisé. Pour les règles précises, appuyez-vous sur les sources officielles citées.
Aucune source officielle ne publie de modèle Excel patrimonial prêt à l'emploi : ce n'est pas un dispositif réglementaire. Un tableur maison gratuit reste le point d'entrée le plus courant, avec trois feuilles (actifs, dettes, synthèse) et des formules de valeur nette et de rendement par actif. Il fait le travail tant que le patrimoine est simple ; il montre ses limites dès qu'il faut recopier des relevés à la main chaque trimestre.
Additionnez la valeur de marché de tous vos actifs, puis soustrayez le capital restant dû de tous vos crédits : le résultat est votre valeur nette. Concrètement, une feuille « Actifs » (valeur de marché par ligne), une feuille « Dettes » (capital restant dû par crédit) et une feuille « Synthèse » avec la formule =SOMME(Actifs) − SOMME(Dettes). La donnée que l'on néglige le plus est le capital restant dû, qui doit être actualisé pour que la valeur nette reste juste.
Le rendement net par actif se calcule en divisant le cash-flow net annuel par le capital réellement immobilisé sur cet actif. Pour un bien locatif, le cash-flow net = loyers encaissés − mensualités de crédit − charges − taxe foncière − assurance − provision vacance − impôt. L'erreur fréquente est de rapporter le revenu à la valeur de marché plutôt qu'au capital investi : les deux ratios racontent des histoires opposées, choisissez-en un et gardez-le partout.
Un modèle Excel multi-actifs unique, avec une colonne « Type » (immobilier, bourse, ETF, crypto, art), permet de tout consolider gratuitement dans une seule feuille de synthèse. La contrainte : chaque actif se met à jour à la main, ce qui devient chronophage et source d'erreurs au-delà de quelques lignes. Un outil synchronisé aux comptes bancaires supprime cette recopie et maintient les chiffres à jour en continu, ce qu'un fichier statique ne peut pas faire.
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