Entrepreneur dans l'âme et passionné d'investissement immobilier, Jérôme a fondé Wexeor avec une conviction : les investisseurs exigeants méritent un véritable cockpit de pilotage, pas un énième tableur. Il porte la vision du produit et son exigence — transformer chaque investisseur en CEO de son patrimoine.

En cas de loyers impayés, agissez dès le premier retard : relance, puis mise en demeure par lettre recommandée, puis commandement de payer par commissaire de justice, qui laisse au locataire un délai de deux mois pour régler avant de faire jouer la clause résolutoire (source service-public). En amont, un dossier locataire vérifié et une garantie loyers impayés (GLI) réduisent fortement l'exposition. Les interlocuteurs utiles : l'ADIL, la commission départementale de conciliation et le juge des contentieux de la protection.
Le premier virement qui ne tombe pas, vous le remarquez rarement le jour même. Vous le découvrez trois semaines plus tard, en recollant vos relevés de fin de mois, quand une ligne manque sur un compte parmi trois. Le loyer de janvier n'est jamais arrivé. Et vous voilà à vous demander, la question que se pose tout bailleur au moins une fois : loyers impayés, que faire — et surtout, dans quel ordre, avec quels délais ?
Le sujet fait peur parce qu'on l'imagine tout de suite en salle d'audience. La réalité est plus prosaïque : un impayé qui vire au contentieux, c'est presque toujours un retard qu'on a laissé s'installer. Le risque locatif ne s'élimine pas, il se pilote. On va donc traiter les deux moitiés du problème : comment fermer la porte en amont, et comment réagir proprement quand un impayé survient malgré tout.
Un impayé sur deux se joue avant la signature. Les acteurs institutionnels de l'information locative recommandent une vérification systématique du dossier locataire avant de conclure le bail : pièces d'identité, justificatifs de ressources, contrat de travail, avis d'imposition, et le cas échéant les garanties (garant physique ou caution). Vous contrôlez la solvabilité et les garanties avant signature, pas après le premier retard.
La règle de bon sens qui tient encore : un revenu net d'environ trois fois le loyer. Un candidat à 2 400 € net pour un loyer de 800 € vous laisse une marge de sécurité. Le même à 1 300 € net est un pari, pas un locataire. Ce n'est pas une garantie absolue — un cadre bien payé peut perdre son emploi — mais un dossier fragile dès le départ augmente mécaniquement la probabilité d'incident.
Méfiez-vous des pièces incohérentes : un avis d'imposition qui ne colle pas avec les bulletins de salaire, un empressement anormal à signer sans visiter, un refus de fournir un justificatif pourtant courant. Vérifiez les documents auprès des sources quand c'est possible. Un dossier qui résiste à la vérification vaut mieux qu'un dossier qui vous fait gagner une semaine.
La garantie loyers impayés (GLI) est une assurance qui vous rembourse les loyers non perçus, souvent en prenant aussi en charge les frais de procédure et les dégradations. Les conditions d'éligibilité sont strictes : la plupart des assureurs exigent un locataire dont les revenus atteignent au moins 2,7 à 3 fois le loyer, en CDI hors période d'essai ou avec une situation professionnelle jugée stable. À noter — vous ne pouvez généralement pas cumuler une GLI avec une caution solidaire pour un même bail (hors étudiant ou apprenti).
Comptez un coût de l'ordre de 2 à 4 % du loyer annuel charges comprises. Pour un loyer de 900 €, cela représente grosso modo 250 à 400 € par an. Pour un bailleur qui possède plusieurs lots, l'arbitrage est simple : le coût cumulé des GLI est très inférieur à ce qu'un seul contentieux long peut amputer sur une année.
La clause résolutoire, elle, doit figurer noir sur blanc dans le bail. C'est elle qui permet de faire résilier le contrat de plein droit en cas de non-paiement, une fois la procédure respectée. Un bail sans clause résolutoire vous oblige à demander la résiliation au juge de manière plus lourde. Vérifiez qu'elle est présente : c'est une ligne, elle change tout.
La première question n'est pas « comment expulser » mais « comment relancer un locataire en retard » sans envenimer. Un retard de quelques jours n'est pas encore un impayé. Un appel, un SMS, un mail : souvent un oubli, un changement de RIB, un décalage de salaire. Vous réglez 80 % des cas ici, sans frais, sans conflit.
C'est le moment où un suivi serré fait toute la différence. Sur WEXEOR, la synchro bancaire (partenaire POWENS) fait remonter vos flux automatiquement : quand le loyer d'un lot ne tombe pas à la date prévue, vous le voyez sans avoir à ouvrir trois espaces bancaires en fin de trimestre. Détecter le premier retard tôt, c'est agir quand la dette fait un mois — pas quand elle en fait cinq et que le locataire est déjà noyé.
Si la relance amiable reste sans effet au bout de quelques jours, passez à l'écrit formel : une lettre recommandée avec accusé de réception qui rappelle le montant dû et la date limite de règlement. Elle date votre démarche et constitue une pièce si le dossier remonte plus tard devant le juge.
Sans réaction, l'étape suivante est la mise en demeure de payer. Un modèle de mise en demeure pour loyer impayé reprend l'identité des parties, la référence du bail, le décompte précis de la dette (loyers, charges, mois concernés), et un délai de règlement. Envoyée en recommandé, elle marque la bascule du dialogue vers le formel.
Si la dette persiste et que votre bail contient une clause résolutoire, vous faites délivrer par un commissaire de justice (ex-huissier) un commandement de payer. C'est un acte officiel, pas un simple courrier. Point crucial sur le délai du commandement de payer : pour les baux d'habitation, cet acte doit en principe laisser au locataire un délai de deux mois pour régler sa dette avant que la clause résolutoire puisse produire effet. Tant que ce délai court, l'expulsion n'est pas envisageable.
Si le locataire perçoit une aide au logement (APL versée en direct), sachez qu'un impayé de dépense de logement est constitué, dans le secteur locatif, lorsque la somme due atteint au moins deux fois le montant mensuel brut du loyer et des charges. Le signalement à la CAF permet alors d'enclencher un plan d'apurement, qui reste souvent la voie la plus rapide vers une régularisation.
Passé le délai du commandement de payer sans régularisation, vous saisissez le juge des contentieux de la protection du tribunal compétent pour faire constater la résiliation du bail et obtenir un titre exécutoire. La procédure d'expulsion pour loyer impayé reste entièrement judiciaire : aucune expulsion ne peut se faire par vos propres moyens, et le recours à la force publique intervient uniquement après les délais légaux et l'intervention d'un commissaire de justice, selon le code des procédures civiles d'exécution.
Deux réalités à intégrer dans votre calendrier. D'une part, le locataire peut demander au juge des délais de paiement, dans la limite de 36 mois, sur le fondement de l'article 1343-5 du code civil, lorsque sa situation le justifie. D'autre part, la trêve hivernale s'applique du 1er novembre au 31 mars : pendant cette période, l'expulsion effective est suspendue, sauf exceptions prévues par la loi. Concrètement, un impayé qui démarre en octobre peut voir sa résolution repoussée de plusieurs mois. Raison de plus pour agir dès le premier retard plutôt que d'attendre l'automne.
Un mot sur la prescription : les arriérés de loyers relèvent d'un délai de prescription de trois ans pour les dettes nées depuis le 27 mars 2014, comme le rappellent les notaires de France. Ne laissez pas dormir une créance : au-delà, vous perdez le droit de la réclamer.
Vous n'êtes pas seul face à un impayé. Trois interlocuteurs officiels structurent le parcours. L'ADIL (Agence départementale d'information sur le logement) vous donne une information juridique gratuite et neutre sur vos droits et la marche à suivre. La commission départementale de conciliation peut être saisie pour tenter un accord amiable sur certains litiges locatifs, avant ou en marge de la voie judiciaire — saisir la commission de conciliation est souvent utile quand le litige porte aussi sur les charges ou l'état du logement. Enfin, le juge des contentieux de la protection tranche lorsque le désaccord persiste.
Un point que les bailleurs sous-estiment : la qualité du dossier que vous présentez. Un juge, une commission, un assureur GLI attendent des pièces datées et un décompte propre. Quand vos loyers, vos échéances et vos relances sont centralisés au même endroit, vous sortez un dossier lisible en quelques minutes au lieu d'assembler des captures d'écran dans l'urgence. WEXEOR agrège vos actifs — immobilier, bourse, ETF, crypto, art — dans une vue unique, et le suivi du cash-flow par bien rend visible, noir sur blanc, le mois où un loyer a cessé de tomber. C'est cette traçabilité qui documente un recours.
Les règles applicables aux loyers impayés et aux aides au logement ont été actualisées sur service-public en 2024 et 2025. Vérifiez toujours la version en vigueur au moment où vous engagez une démarche : un délai ou un seuil peut avoir bougé.
Un impayé coûte cher surtout quand on le laisse mûrir. La règle de décision tient en une phrase : plus vous détectez tôt, moins la procédure est lourde. Verrouillez l'amont — dossier vérifié, GLI adaptée, clause résolutoire présente. Réagissez au premier virement manquant plutôt qu'au troisième. Et documentez chaque étape, parce que c'est votre décompte propre qui fera la différence devant un assureur ou un juge. Le risque locatif, vous ne le supprimez pas ; vous refusez simplement de le subir à l'aveugle.
Commencez par une relance amiable dès le premier retard (appel, SMS, mail) : beaucoup de retards sont de simples oublis. Sans réponse, envoyez une lettre recommandée avec accusé de réception rappelant la dette. Si l'impayé persiste, passez à la mise en demeure puis, si votre bail contient une clause résolutoire, au commandement de payer délivré par commissaire de justice.
Pour un bail d'habitation avec clause résolutoire, le commandement de payer délivré par commissaire de justice doit en principe laisser au locataire un délai de deux mois pour régler sa dette avant que la clause résolutoire puisse produire effet (source service-public.gouv.fr). L'expulsion ne peut être envisagée qu'après ce délai et une décision de justice.
La garantie loyers impayés exige généralement un locataire dont les revenus atteignent au moins 2,7 à 3 fois le loyer charges comprises, en CDI hors période d'essai ou avec une situation professionnelle stable. Elle ne se cumule habituellement pas avec une caution solidaire pour un même bail, sauf pour un étudiant ou un apprenti. Le coût tourne autour de 2 à 4 % du loyer annuel.
La commission départementale de conciliation se saisit par courrier adressé à la commission de votre département, en exposant le litige et en joignant les pièces (bail, décompte, échanges). Elle intervient pour certains litiges locatifs afin de trouver un accord amiable avant ou en parallèle de la voie judiciaire. Pour être orienté, l'ADIL délivre une information juridique gratuite ; le juge des contentieux de la protection tranche si le désaccord persiste.
.avif)