Entrepreneur dans l'âme et passionné d'investissement immobilier, Jérôme a fondé Wexeor avec une conviction : les investisseurs exigeants méritent un véritable cockpit de pilotage, pas un énième tableur. Il porte la vision du produit et son exigence — transformer chaque investisseur en CEO de son patrimoine.

Un tableau de bord crypto sur Excel doit contenir trois feuilles : le journal des transactions (date, actif, nature, quantité, prix), le calcul du PRU par actif, et une synthèse portefeuille avec valeur globale et plus-value latente. C'est suffisant pour piloter au quotidien, mais insuffisant pour le formulaire 2086 : la plus-value imposable des actifs numériques (article 150 VH bis du CGI, en vigueur en 2026) se calcule sur la valeur globale du portefeuille au moment de chaque cession, une donnée qu'un tableur classique ne reconstitue pas automatiquement.
Dix onglets, quatre plateformes, un PRU que vous recalculez à la main à chaque achat, et une colonne « plus-value » qui affiche #REF! depuis que vous avez inséré une ligne au mauvais endroit. Si vous suivez vos cryptos dans un tableur maison depuis deux ou trois ans, vous connaissez ce moment : celui où vous n'osez plus toucher une formule de peur de tout casser. Et le vrai problème arrive plus tard, en mai, quand il faut remplir le formulaire 2086 et que vos chiffres ne racontent pas la bonne histoire.
Un tableau de bord crypto Excel bien construit reste l'outil le plus rapide pour reprendre la main sur votre portefeuille. À condition de savoir ce qu'il doit contenir — et où il s'arrête. Voici un modèle structuré, feuille par feuille, avec les colonnes qui comptent, et le point précis où le suivi manuel montre ses limites.
Un bon modèle Excel de suivi crypto tient sur trois feuilles, pas trente onglets. La complexité tue le suivi : plus votre fichier a de couches, moins vous l'ouvrez. Structurez-le comme un système comptable minimal.
C'est la matière première. Chaque ligne = une opération. L'erreur classique est de ne noter que les achats et les ventes. Notez tout ce qui bouge : achat, vente, échange crypto-contre-crypto, réception, envoi. Les colonnes minimales pour suivre ses transactions crypto :
Cette liste n'est pas arbitraire. Ce sont exactement les éléments dont vous aurez besoin pour la déclaration : le formulaire 2086 exige la date, la nature et le prix de chaque cession imposable. Si vous les saisissez au fil de l'eau, la déclaration devient une extraction. Si vous les reconstituez a posteriori, elle devient une enquête.
Le prix de revient unitaire (PRU), ou prix moyen d'acquisition crypto, est le nerf du pilotage quotidien. Il vous dit à partir de quel cours vous êtes en gain ou en perte sur chaque ligne. Pour calculer son PRU crypto en méthode du coût moyen pondéré : additionnez tous les montants investis sur un actif (frais inclus), divisez par la quantité totale détenue.
Exemple concret. Vous achetez 0,5 BTC à 40 000 € (soit 20 000 €), puis 0,3 BTC à 60 000 € (soit 18 000 €). Total investi : 38 000 € pour 0,8 BTC. Votre PRU est de 47 500 € par BTC. Tant que le cours dépasse ce chiffre, votre position BTC est en plus-value latente. En dessous, elle est en moins-value latente. Une formule SOMME.SI par actif suffit à automatiser ce calcul du prix moyen d'acquisition crypto depuis la feuille des transactions.
C'est votre cockpit. Une ligne par actif détenu, avec : quantité, PRU, cours actuel, valeur actuelle, plus-value latente en euros et en pourcentage, et — la colonne qu'on oublie toujours — le poids de chaque actif dans le portefeuille. Un portefeuille où SOL pèse 45 % n'a pas le même profil de risque qu'un portefeuille équilibré, même si les deux affichent le même gain total.
La question n'est pas comment suivre ses cryptomonnaies une fois — c'est comment tenir le fichier sur la durée. Trois règles qui font la différence entre un tableur vivant et un cimetière de formules.
Ne calculez jamais dans la feuille de saisie. Les transactions se saisissent, elles ne se calculent pas. Toute la logique (PRU, plus-values, synthèse) vit dans des feuilles séparées qui pointent vers le journal. Ainsi, ajouter une ligne de transaction ne casse rien en aval.
Figez les cours dans le temps. Un piège fréquent du suivi de portefeuille crypto Excel gratuit : les fonctions qui récupèrent le cours en direct écrasent les données historiques. Or pour la fiscalité, ce qui compte n'est pas le cours d'aujourd'hui mais le cours au moment de l'opération. Saisissez la valeur en euros à la date de chaque transaction et ne la touchez plus jamais.
Une feuille = une responsabilité. Journal, PRU, synthèse. Trois blocs, trois rôles. Si vous vous surprenez à créer un onglet « brouillon » ou « à trier », c'est le signal que votre feuille de calcul crypto est en train de dériver.
Voici le moment où beaucoup d'investisseurs découvrent que leur bel exemple de tableur crypto ne suffit pas. En France, la plus-value de cession d'actifs numériques ne se calcule pas ligne par ligne comme un PRU classique.
Le régime de l'article 150 VH bis du CGI, en vigueur en 2026, impose une mécanique particulière. À chaque cession imposable, la plus-value se calcule à partir de trois éléments : le prix de cession, la valeur globale de tout votre portefeuille au moment de la cession, et le prix total d'acquisition de ce portefeuille. Autrement dit, vendre 0,1 BTC ne se calcule pas sur votre PRU BTC seul — la formule tient compte de la valeur de l'ensemble de vos actifs numériques à cet instant précis.
C'est là que le tableur classique cale. Reconstituer la valeur globale de votre portefeuille au cours de chaque cession, sur une année où vous avez fait quinze opérations, relève du casse-tête manuel. Un tableau de suivi de plus-value crypto maison peut le faire, mais au prix de colonnes intermédiaires qui recalculent la valorisation totale à chaque date de vente — le genre de construction qui casse dès qu'on ajoute une transaction rétroactive.
Deux points à ne pas rater côté fiscalité 2026 :
La déclaration suit un chemin précis. Vous détaillez chaque cession imposable sur le formulaire 2086, qui calcule la plus ou moins-value globale de l'année. Puis vous reportez le total sur la déclaration 2042 C : case 3AN pour une plus-value, case 3BN pour une moins-value. La procédure vaut pour la campagne 2026 au titre des revenus 2025.
Point que beaucoup ignorent : rappelez-vous que la simple détention n'est pas taxable. Acheter et garder ne déclenche rien. C'est la cession — vente contre euros, ou paiement d'un bien — qui crée l'événement fiscal. En revanche, si vos cryptos sont logées sur une plateforme domiciliée hors de France, une autre obligation s'ajoute : déclarer ces comptes d'actifs numériques détenus à l'étranger via le formulaire 3916/3916-bis, chaque année, indépendamment de toute cession. Oublier cette case coûte cher, et aucun tableur ne vous le rappellera.
Votre modèle Excel de suivi crypto ne remplit pas le 2086 à votre place. Mais un journal propre transforme un dimanche de panique en une heure de recopie. C'est déjà énorme.
Avant de considérer votre fichier comme opérationnel, passez cette liste en revue :
Tenez ce fichier à jour à une fréquence régulière — mensuelle si vous tradez, trimestrielle si vous accumulez. Pour aller plus loin sur le rythme et les indicateurs, voyez notre méthode dédiée pour suivre son portefeuille crypto.
Le tableur atteint deux plafonds. Le premier est fiscal : reconstituer la valeur globale du portefeuille à chaque cession pour le calcul du 150 VH bis. Le second est patrimonial : vos cryptos ne vivent pas seules. Vous avez sans doute un PEA, des ETF, peut-être du locatif. Et votre position crypto ne prend de sens que rapportée à l'ensemble — 12 % de crypto dans un patrimoine, c'est un pari mesuré ; 40 %, c'est une exposition qu'aucun onglet Excel isolé ne vous met sous les yeux.
C'est précisément l'angle mort du suivi en silos. Sur un cockpit comme WEXEOR, vos actifs numériques s'agrègent avec le reste (immobilier, bourse, ETF, art) dans une vue unique, et la synchro bancaire (partenaire POWENS) remonte vos flux automatiquement — de quoi voir le poids réel de la crypto dans votre patrimoine sans recopier trois plateformes à la main. Le tableur reste un excellent point de départ. Il devient un frein le jour où recoller les chiffres vous coûte plus de temps qu'il ne vous en fait gagner.
Le PRU (prix de revient unitaire) se calcule par la méthode du coût moyen pondéré : additionnez tous les montants investis sur un actif, frais inclus, puis divisez par la quantité totale détenue. Dans Excel, une formule SOMME.SI qui filtre le journal des transactions par actif automatise ce calcul du prix moyen d'acquisition crypto. Attention : ce PRU sert au pilotage quotidien, mais la plus-value fiscale française obéit à une formule différente (article 150 VH bis du CGI).
Oui, un fichier maison à trois feuilles (journal des transactions, PRU par actif, synthèse portefeuille) est parfaitement fiable pour le suivi de la valeur et de la plus-value latente. Sa limite apparaît sur la fiscalité : reconstituer la valeur globale du portefeuille à chaque cession pour le formulaire 2086 demande des colonnes intermédiaires complexes, qui cassent facilement dès qu'on ajoute une transaction rétroactive.
Centralisez toutes les opérations dans un seul journal Excel, avec une colonne « plateforme » pour tracer l'origine de chaque transaction. Notez chaque mouvement — achat, vente, swap, dépôt, retrait — avec sa date et son prix en euros au moment de l'opération. Un journal unique évite les doublons et donne une vision consolidée, là où juxtaposer une application par plateforme rend le total impossible à recoller.
Le formulaire 2086 détaille chaque cession imposable de l'année et calcule la plus ou moins-value globale, que vous reportez ensuite sur la déclaration 2042 C (case 3AN pour une plus-value, 3BN pour une moins-value). Cette procédure vaut pour la campagne 2026 au titre des revenus 2025. Votre tableur doit fournir, pour chaque cession, la date, le prix de cession, la valeur globale du portefeuille à cet instant et son prix total d'acquisition. Rappel utile : les cessions dont le total annuel n'excède pas 305 € sont exonérées.
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