Investisseur immobilier actif depuis plus de 10 ans et conseiller en investissement locatif, Gonzague a bâti un patrimoine diversifié couvrant tous les cas d'usage : nu, meublé, courte durée, nom propre, SCI, LMNP. C'est lui qui garantit que Wexeor répond à la réalité du terrain et aux vrais besoins des investisseurs.

En 2026, la plus-value immobilière (hors résidence principale) est taxée à 36,2 % : 19 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Des abattements pour durée de détention réduisent cette base : exonération d'IR après 22 ans, exonération totale (IR + prélèvements sociaux) après 30 ans. Une surtaxe de 2 % à 6 % s'ajoute au-delà de 50 000 € de plus-value nette.
Vous vendez un appartement acheté 220 000 € il y a huit ans, et le notaire vous annonce que 250 000 € changent de main. 30 000 € de gain apparent. Sauf que le fisc ne raisonne pas sur ce chiffre-là, et que ce que vous encaissez réellement dépend de trois paramètres : la base imposable après frais, l'ancienneté du bien, et le régime d'exonération applicable. Un même bien, vendu un an plus tôt ou un an plus tard, peut vous coûter des milliers d'euros de plus ou de moins.
Voyons comment le calcul fonctionne vraiment, sans raccourci.
La plus-value brute n'est pas la différence entre votre prix d'achat et votre prix de vente. C'est la différence entre le prix de cession et le prix d'acquisition majoré. Cette majoration change tout.
Au prix d'achat, vous ajoutez :
Ce forfait travaux de 15 % est souvent sous-exploité. Vous n'avez pas gardé les factures de la cuisine refaite en 2016 ? Le forfait s'applique automatiquement après cinq ans de détention, sans justificatif. Sur un bien acheté 220 000 €, cela représente 33 000 € ajoutés d'office au prix d'acquisition — donc autant de plus-value en moins. Le calcul complet est détaillé sur le guide vendeur de PAP.
Reprenons l'exemple. Prix de vente 250 000 €, prix d'achat 220 000 €, majoré de 7,5 % de frais (16 500 €) et du forfait travaux de 15 % (33 000 €). Prix d'acquisition majoré : 269 500 €. Résultat ? Pas de plus-value du tout. Vous êtes en moins-value fiscale, aucun impôt dû.
Sur la plus-value nette imposable, deux prélèvements s'appliquent :
Soit 36,2 % au total avant abattements. Aucune réforme majeure n'est venue modifier ce cadre : la loi de finances pour 2026 (n° 2026-103 du 19 février 2026) confirme le taux global en vigueur.
Un piège fréquent : croire que la surtaxe est marginale. Dès que la plus-value nette imposable dépasse 50 000 €, une taxe additionnelle progressive de 2 % à 6 % vient s'ajouter (article 1609 nonies G du CGI). Sur une plus-value nette de 120 000 €, cette surtaxe peut représenter plusieurs milliers d'euros en plus des 36,2 %. À anticiper si vous cédez un bien fortement valorisé.
C'est ici que la mécanique devient contre-intuitive : l'impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux ne s'effacent pas au même rythme. Deux calendriers distincts, deux échéances.
Concrètement : à 22 ans de détention, vous ne payez plus d'IR, mais il vous reste 8 ans de prélèvements sociaux à purger. Un bien détenu 22 ans peut donc encore supporter une taxation résiduelle. Ces barèmes sont publiés officiellement sur service-public.fr.
La leçon d'arbitrage est simple : entre la 20e et la 30e année, chaque année de conservation supplémentaire fait fondre la facture. Vendre à 21 ans plutôt qu'à 22 peut vous coûter la totalité de l'IR sur la plus-value. Quand vous suivez la date d'acquisition de chaque bien de votre parc dans un tableau de bord — WEXEOR agrège vos actifs immobiliers dans une vue unique et affiche l'ancienneté de détention — cet arbitrage cesse d'être une découverte de dernière minute chez le notaire.
La cession de votre résidence principale est exonérée d'IR et de prélèvements sociaux, sans condition de durée (article 150 U-II-1° du CGI). Vous l'avez achetée il y a deux ans, vous la revendez avec une belle plus-value ? Zéro impôt, à condition qu'elle constitue bien votre résidence effective et habituelle au moment de la vente. C'est la niche la plus puissante — et la moins contestable.
Au-delà de 30 ans, plus aucune taxation. C'est la sortie « propre » d'un bien détenu très longtemps, typiquement un patrimoine familial transmis ou conservé sur deux générations.
D'autres exonérations existent selon les situations (première cession d'un logement autre que la résidence principale sous conditions de remploi, cession en dessous d'un certain prix, situations liées à l'âge ou à l'invalidité). Elles répondent à des critères précis qu'il faut vérifier au cas par cas — La Finance pour tous en dresse un panorama.
La plus-value ne se pilote pas seulement au moment de la vente. Elle se prépare à l'achat, notamment via la structure de détention. Détenir en direct, via une SCI à l'IR ou à l'IS, ou en LMNP ne produit pas la même fiscalité à la revente. En SCI à l'IS, par exemple, la logique n'est plus celle des abattements pour durée de détention : la plus-value se calcule sur la valeur nette comptable, après amortissements, ce qui peut alourdir considérablement la note fiscale à la sortie.
Si votre stratégie combine location nue et déficit, l'articulation avec le déficit foncier mérite aussi d'être pensée dans la durée. Et pour les patrimoines conséquents, la plus-value latente ne dispense pas de surveiller l'assiette de l'IFI pendant la phase de détention.
Avant de signer un compromis, posez trois questions : depuis combien d'années précisément détenez-vous le bien, quel prix d'acquisition majoré pouvez-vous justifier, et la plus-value nette dépassera-t-elle le seuil de surtaxe de 50 000 € ? Ces trois réponses déterminent l'essentiel de votre facture. Décaler une vente de quelques mois, retrouver des factures de travaux, ou choisir la bonne année de cession peut peser lourd — bien plus que la négociation du prix de vente lui-même.
Informations à jour à la date de publication (2026). Cet article ne constitue pas un conseil fiscal personnalisé. Les règles, seuils et barèmes évoluent et s'appliquent selon votre situation propre : consultez un notaire ou un conseil fiscal avant toute cession.
Le taux global est de 36,2 % sur la plus-value nette imposable : 19 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Une surtaxe progressive de 2 % à 6 % s'ajoute au-delà de 50 000 € de plus-value nette.
L'impôt sur le revenu est totalement exonéré après 22 ans de détention. Les prélèvements sociaux, eux, ne disparaissent qu'après 30 ans. Il faut donc 30 ans de détention pour une exonération totale.
Non. La cession de la résidence principale est exonérée d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, sans condition de durée de détention (article 150 U-II-1° du CGI), à condition qu'elle soit votre résidence effective au moment de la vente.
Au prix d'achat s'ajoutent les frais d'acquisition (sur justificatifs ou forfait de 7,5 %) et les travaux (sur factures ou forfait de 15 % si le bien est détenu depuis plus de cinq ans). Ce prix majoré réduit d'autant la plus-value imposable.
Oui, dès lors que vous détenez le bien depuis plus de cinq ans, ce forfait de 15 % du prix d'acquisition s'applique sans avoir à produire de factures. Vous conservez le choix entre ce forfait et le montant réel des travaux justifiés, si celui-ci est plus avantageux.
Non. Aucune réforme majeure n'a modifié la fiscalité des plus-values immobilières. La loi de finances pour 2026 (n° 2026-103 du 19 février 2026) confirme le taux global de 36,2 % et les barèmes d'abattement en vigueur.
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