Entrepreneur dans l'âme et passionné d'investissement immobilier, Jérôme a fondé Wexeor avec une conviction : les investisseurs exigeants méritent un véritable cockpit de pilotage, pas un énième tableur. Il porte la vision du produit et son exigence — transformer chaque investisseur en CEO de son patrimoine.

Le PER (Plan d'Épargne Retraite) est une enveloppe d'épargne créée en 2019 pour préparer la retraite, avec un avantage fiscal à l'entrée : vos versements peuvent être déduits de votre revenu imposable. En contrepartie, l'argent est bloqué jusqu'à la retraite (sauf six cas de déblocage anticipé) et l'économie d'impôt se rattrape en partie à la sortie. Ce n'est pas un placement magique : c'est un outil de report d'impôt et de sécurisation long terme, à utiliser en connaissance de cause.
Avant de savoir si le PER est fait pour vous, une question plus utile : à quoi sert vraiment une épargne retraite ? Réponse simple. À compenser le trou entre votre dernier salaire et votre première pension. Ce trou existe pour tout le monde, et il se creuse d'autant plus que vous gagnez bien votre vie aujourd'hui. Le PER est l'un des outils conçus pour le combler. Pas le seul. Pas toujours le meilleur. Mais il mérite qu'on comprenne sa mécanique avant d'y verser quoi que ce soit.
Le Plan d'Épargne Retraite est un produit d'épargne long terme créé en 2019 par la loi PACTE pour constituer un capital ou une rente en vue de la retraite. Il a remplacé progressivement les anciens dispositifs (PERP, contrat Madelin, Perco, Article 83) que personne ne comprenait vraiment. L'idée : une seule enveloppe, trois portes d'entrée.
Ces trois formes sont le PER individuel (que vous ouvrez vous-même), le PER collectif (via votre entreprise, successeur du Perco) et le PER obligatoire (versements imposés par certains employeurs). Pour un particulier qui agit seul, c'est le PER individuel qui vous concerne.
En clair. Un PER, c'est un compte dédié à votre retraite. Vous y versez de l'argent, il travaille pendant des années, et vous le récupérez au moment où vous arrêtez de bosser. Le tout enrobé d'un avantage fiscal qui est à la fois son principal attrait et son principal malentendu.
Voici le cœur du réacteur. Les versements que vous faites sur un PER sont déductibles de votre revenu imposable, dans la limite d'un plafond. Concrètement, vous soustrayez ce que vous versez de la base sur laquelle l'impôt est calculé.
Un exemple pour que ça parle. Vous êtes imposé dans la tranche à 30 % et vous versez 5 000 € sur votre PER. Votre revenu imposable baisse de 5 000 €, donc votre impôt diminue d'environ 1 500 €. Vous avez épargné 5 000 € et l'État vous en a « remboursé » 1 500 sous forme d'impôt en moins. Le même versement pour quelqu'un dans la tranche à 11 % ne rapporte que 550 € d'économie.
Vous avez lu la nuance ? Plus votre tranche d'imposition est haute, plus le PER est intéressant à l'entrée. Pour un contribuable faiblement imposé, l'avantage fond. C'est la première règle de décision.
Le plafond de déduction pour les salariés en 2023 correspond au montant le plus élevé entre 10 % de votre revenu net imposable de l'année précédente et 32 909 €. Autre point à connaître : depuis le 1er janvier 2026, les versements effectués après 70 ans ne sont plus déductibles du revenu imposable, même si le plan reste ouvert sans limite d'âge.
L'argent d'un PER est bloqué jusqu'à la retraite. Point. Ce n'est pas un livret, ce n'est pas une assurance vie que vous pouvez ponctionner un dimanche soir. Vous mettez, vous laissez, vous attendez.
Il existe tout de même six situations de déblocage anticipé prévues par la loi :
Ces portes de sortie sont réelles, mais ce sont des accidents de la vie, pas une stratégie de trésorerie. Si vous pensez avoir besoin de cet argent dans cinq ans pour un projet, le PER n'est pas la bonne enveloppe. Vous vous enfermez.
Une fois ouvert, votre PER investit votre argent. Par défaut, la gestion est dite pilotée : un professionnel répartit vos versements selon votre âge et votre profil, avec beaucoup d'actions quand la retraite est loin, puis une sécurisation progressive à l'approche de l'échéance. La logique tient debout — on ne prend pas les mêmes risques à 35 ans qu'à 62.
En clair. « Gestion pilotée » veut dire que vous ne choisissez pas vous-même les supports : quelqu'un le fait pour vous, en réduisant le risque au fil du temps. Vous pouvez souvent basculer en gestion libre si vous voulez piloter vos allocations.
Le PER ne vit jamais seul. Il s'articule avec votre assurance vie, vos livrets, votre immobilier. Le voir isolément conduit à des arbitrages bancals. C'est d'ailleurs l'intérêt d'une vue consolidée : sur un tableau de bord comme celui de WEXEOR, votre PER prend place à côté de vos autres actifs (bourse, ETF, immobilier, crypto), et vous jugez de son poids réel dans l'ensemble plutôt que ligne par ligne.
C'est ici que beaucoup se font surprendre. L'économie d'impôt de l'entrée n'est pas un cadeau définitif — c'est un report. À la retraite, trois options s'offrent à vous : la rente viagère, le capital (en une fois ou fractionné), ou un panachage des deux.
La fiscalité dépend de ce que vous récupérez. Sur les versements que vous avez déduits à l'entrée, le capital est réintégré à votre revenu imposable à la sortie. Vous rattrapez donc une partie de l'avantage. Le pari implicite : être moins imposé à la retraite qu'en pleine vie active. Souvent vrai, pas systématique.
Sur les gains générés, c'est le prélèvement forfaitaire unique (PFU) qui s'applique : 12,8 % d'impôt plus les prélèvements sociaux. Avec la hausse de la CSG à 10,6 %, ces prélèvements atteignent 18,6 %, soit un taux global de 31,4 % sur les intérêts. À noter aussi : les versements non déduits à l'entrée ressortent exonérés d'impôt, seuls leurs intérêts étant taxés.
Retenez ceci : le PER décale l'impôt dans le temps et parie sur une baisse de votre taux d'imposition futur. Si vous ne défiscalisez pas à l'entrée, l'intérêt du PER s'amenuise sérieusement face à d'autres enveloppes.
On oppose sans cesse les deux. Ils ne jouent pas dans la même catégorie.
L'assurance vie reste souple : vous retirez quand vous voulez, la fiscalité s'allège après 8 ans, et la transmission via la clause bénéficiaire est redoutablement efficace. Aucune déduction à l'entrée, mais une liberté totale.
Le PER, lui, bloque l'argent et vous offre en échange la déduction fiscale immédiate. Deux logiques, deux usages :
Beaucoup d'investisseurs avertis utilisent les deux, chacun pour ce qu'il sait faire. La question n'est pas « lequel choisir » mais « lequel pour quel objectif ». Une alerte quand un régime fiscal cesse d'être optimal, ou le suivi du rendement net d'impôt en continu, aide à ne pas laisser dormir une enveloppe mal calibrée.
Posez-vous trois questions, dans cet ordre. Suis-je réellement imposé, et dans quelle tranche ? Ai-je un horizon retraite suffisamment long pour accepter le blocage ? Ai-je déjà une épargne de précaution disponible ailleurs ?
Si les trois réponses sont oui, le PER mérite un examen sérieux. Le PER individuel étant accessible à tout majeur, quel que soit votre statut, l'ouverture n'est jamais bloquée par des critères d'éligibilité — seul votre situation fiscale décide de sa pertinence. Ne versez jamais sur un PER de l'argent dont vous pourriez avoir besoin avant vos cheveux blancs. C'est la seule erreur vraiment coûteuse ici.
C'est un Plan d'Épargne Retraite, une enveloppe d'épargne long terme créée en 2019 par la loi PACTE. Vous y versez de l'argent qui reste bloqué jusqu'à la retraite (sauf six cas de déblocage anticipé), avec un avantage fiscal : vos versements peuvent être déduits de votre revenu imposable.
Vos versements volontaires sont déductibles de votre revenu imposable, dans la limite d'un plafond (pour les salariés en 2023, le plus élevé entre 10 % du revenu net imposable de l'année précédente et 32 909 €). L'économie d'impôt dépend directement de votre tranche marginale : plus elle est haute, plus le gain est important.
Le capital issu de versements déduits est réintégré à votre revenu imposable. Les intérêts subissent le PFU (12,8 % d'impôt) plus les prélèvements sociaux, qui atteignent 18,6 % avec la CSG à 10,6 %, soit 31,4 % au total. Les versements non déduits à l'entrée sont exonérés d'impôt à la sortie, seuls leurs gains étant taxés.
Oui, mais uniquement dans six situations légales : achat de la résidence principale, invalidité, décès du conjoint, surendettement, fin de droits au chômage, ou cessation d'activité non salariée après liquidation judiciaire. En dehors de ces cas, l'épargne est bloquée jusqu'à la retraite.
Ils répondent à des besoins différents. Le PER offre une déduction fiscale à l'entrée mais bloque l'argent ; l'assurance vie reste disponible à tout moment, avec une fiscalité allégée après 8 ans et un atout en transmission. Un contribuable fortement imposé avec un horizon retraite lointain trouvera un intérêt au PER ; celui qui veut rester liquide préférera l'assurance vie. Les deux se combinent souvent.
Le PER individuel est accessible à tout majeur, quel que soit son statut professionnel, y compris aux retraités pour des versements post-retraite. Attention toutefois : depuis le 1er janvier 2026, les versements effectués après 70 ans ne sont plus déductibles du revenu imposable.
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