Entrepreneur dans l'âme et passionné d'investissement immobilier, Jérôme a fondé Wexeor avec une conviction : les investisseurs exigeants méritent un véritable cockpit de pilotage, pas un énième tableur. Il porte la vision du produit et son exigence — transformer chaque investisseur en CEO de son patrimoine.

Sur dix ans, entre 85 % (marché américain) et 95 % (Europe) des fonds actions gérés activement font moins bien que leur indice de référence, principalement à cause de frais 4 à 5 fois plus élevés. Les ETF ne garantissent aucune performance, mais ils partent avec un handicap de coût quasi nul. Le vrai arbitrage se joue moins sur « qui bat le marché » que sur les frais, l'enveloppe fiscale (PEA, assurance-vie, CTO) et votre horizon.
Neuf gérants européens sur dix. C'est la proportion de fonds actions gérés activement qui, sur dix ans, terminent derrière leur indice de référence. Pas un mauvais millésime, pas un secteur en particulier : une tendance de fond, documentée année après année par les études SPIVA.
Le débat ETF contre gestion active traîne une caricature. D'un côté le robot passif qui « se contente » de suivre l'indice. De l'autre le gérant-star qui « bat le marché ». Les chiffres racontent une histoire nettement moins flatteuse pour le second camp. Regardons ce qu'ils disent vraiment.
Un fonds actif est piloté par une équipe de gestion qui sélectionne les titres, arbitre les positions, tente d'anticiper les mouvements. Son ambition : dépasser un indice de référence (le benchmark). En contrepartie, il facture des frais de gestion élevés pour rémunérer cette expertise.
Un ETF (Exchange Traded Fund, ou tracker) fait l'inverse : il réplique mécaniquement un indice — CAC 40, S&P 500, MSCI World — sans chercher à le battre. Deux modes de réplication : physique (l'ETF détient réellement les titres de l'indice) ou synthétique (via des contrats d'échange avec une contrepartie bancaire). Cette distinction n'est pas anecdotique : seuls les ETF à réplication synthétique ou ceux répliquant des indices européens sont éligibles au PEA.
La promesse de l'un est de faire mieux. La promesse de l'autre est de coller au marché, ni plus ni moins. Sur le papier, l'actif devrait l'emporter. Dans les faits, c'est presque toujours le contraire.
Les données sont têtues. Sur un horizon de dix ans, 85 % des fonds actions actifs centrés sur le marché américain ont fait moins bien que le S&P 500. Sur le marché européen, la proportion grimpe à 92 %. Et selon Morningstar, après cinq ans seuls 24 % des fonds actifs dépassent un ETF comparable — un taux qui chute à 9 % après vingt ans.
Autrement dit : plus l'horizon s'allonge, plus la gestion active s'essouffle. L'écart n'est pas dû à l'incompétence des gérants. Il tient à une mécanique simple : les frais, année après année, rongent la performance.
Un point mérite honnêteté. Certaines années, les gérants actifs s'en sortent bien. En 2020, 54 % d'entre eux ont battu leurs homologues passifs. Au premier semestre 2021, la moitié faisaient jeu égal avec les ETF. Sur un exercice donné, entre 15 et 26 % des gérants dépassent leur indice.
Le problème ? Ce ne sont jamais les mêmes d'une année sur l'autre. Le talent de 2020 devient le retardataire de 2023. Impossible à prévoir. C'est pour cette raison que moins de 10 % des gérants actifs parviennent à surperformer sur une décennie complète. Miser sur la gestion active, c'est parier que vous saurez identifier à l'avance les 10 % qui gagneront — sur dix ans.
Voici le nerf de la guerre. En 2024, les frais courants moyens des fonds actions actifs atteignaient 1,43 %, contre 0,38 % pour les ETF actions. En France, le total des frais sur encours grimpe même à 1,47 % par an pour les fonds actifs, contre 0,37 % pour les trackers.
Prenez un exemple concret. Un ETF sur le CAC 40 facture 0,25 % de frais courants. La médiane des fonds actions France grandes capitalisations ? 1,80 %. Et l'ETF Amundi sur l'indice MSCI USA lancé en 2024 ne prélève que 0,03 % par an. Un fonds actif classique coûte donc entre 50 et 60 fois plus cher.
Sur quinze ans, à performance brute égale, l'avantage de frais des ETF se traduit par un capital de sortie majoré de 12 %. Concrètement : sur un placement de 100 000 €, cela représente 12 000 € qui restent sur votre compte plutôt que de partir en frais de gestion. Un portefeuille 100 % ETF diversifié aurait généré 8 à 10 % de rendement annualisé brut sur quinze ans ; en fonds actifs, le rendement net perd 1,5 à 2 points par an. Répété sur une décennie, ce delta devient colossal.
Attention : ces chiffres décrivent le passé. Aucun ETF ne garantit 8 % demain. Ce que les frais garantissent, en revanche, c'est un point de départ : celui qui ponctionne 1,5 % par an doit surperformer de 1,5 % chaque année rien que pour faire jeu égal. Une course avec un boulet à la cheville.
Le marché a tranché avant les investisseurs. En 2024, près de 500 milliards de dollars ont été retirés des fonds actifs — un record historique, pendant que les ETF captaient 1 700 milliards de dollars de collecte. La capitalisation mondiale des ETF dépasse désormais celle des fonds actifs.
En Europe, la tendance est nette : au premier trimestre 2024, les stratégies actions actives ont subi 7 milliards d'euros de retraits, quand les stratégies passives en collectaient 79. Un rapport de plus de dix contre un.
Comparer les performances brutes ne sert à rien si vous ignorez l'enveloppe qui les accueille. C'est ici que se joue une part décisive de votre rendement final.
Sur un compte-titres ordinaire (CTO), les plus-values et dividendes d'un ETF subissent la flat tax de 30 % (12,8 % d'impôt + 17,2 % de prélèvements sociaux). Directe, sans franchise.
Sur un PEA, la logique change du tout au tout : après cinq ans de détention, les gains sont exonérés d'impôt sur le revenu (les prélèvements sociaux restent dus). Beaucoup d'ETF éligibles au PEA répliquent le S&P 500 ou le MSCI World via une réplication synthétique — vous accédez ainsi aux marchés mondiaux dans une enveloppe fiscalement avantageuse.
L'assurance-vie et le PER apportent chacun leur logique propre (abattement après huit ans pour l'assurance-vie, déduction à l'entrée pour le PER). L'erreur classique consiste à choisir un support sans regarder l'enveloppe — et à laisser 30 % de flat tax grignoter des gains qui auraient pu être quasi exonérés.
C'est précisément là qu'une vue consolidée change la donne. Sur WEXEOR, votre poche financière — ETF, actions, fonds — s'agrège avec le reste de votre patrimoine (immobilier, crypto, art) dans une interface unique, avec le rendement net après fiscalité calculé selon l'enveloppe réelle. Vous cessez de raisonner en performance brute pour raisonner en ce qui atterrit vraiment chez vous.
Pas si vite. Les statistiques ci-dessus concernent massivement les grandes capitalisations liquides (S&P 500, actions zone euro) — des marchés hyper-efficients où l'information circule instantanément. Y dénicher une pépite avant tout le monde relève de l'exploit.
Sur des segments moins couverts — petites capitalisations, marchés émergents de niche, obligations complexes, dette privée — la gestion active peut retrouver une utilité. Là où l'information est rare et mal partagée, un gérant compétent a une carte à jouer. Le débat n'est donc pas binaire : il dépend de la classe d'actifs et de l'efficience du marché visé.
Notez enfin l'émergence des ETF actifs, hybrides qui combinent la structure d'un tracker avec une gestion discrétionnaire. En Europe, ils représentent 3 % des encours ETF mais déjà 6 % de la collecte en 2024. Une tendance à surveiller — sans lui prêter de vertus magiques.
Pour l'essentiel d'un portefeuille actions long terme sur des marchés développés, l'ETF part avec un avantage structurel : des frais dérisoires, une transparence totale, une performance qui colle à l'indice. La gestion active vous demande de payer plus cher pour un pari que 9 gérants sur 10 perdent sur dix ans.
Avant de trancher, posez-vous trois questions concrètes : sur quel marché investissez-vous (efficient ou de niche) ? Dans quelle enveloppe (PEA exonéré ou CTO taxé) ? Et surtout, combien vous coûtent réellement vos frais, cumulés sur votre horizon ? La réponse à cette dernière question suffit souvent à décider.
Non — les ETF ne cherchent pas à battre le marché, ils le répliquent. Mais sur dix ans, entre 85 % (marché américain) et 92 % des fonds actions actifs européens font moins bien que leur indice, essentiellement à cause de frais 4 à 5 fois plus élevés. Un ETF partant avec un coût quasi nul finit donc souvent devant la majorité des fonds actifs.
Le facteur dominant, ce sont les frais. Un fonds actif prélève 1,4 à 2,5 % par an, contre 0,03 à 0,30 % pour un ETF. Ce différentiel, composé année après année, doit être compensé par une surperformance équivalente rien que pour faire jeu égal. Sur dix ans, moins de 10 % des gérants y parviennent.
Cela dépend de votre horizon. Le PEA offre une exonération d'impôt sur le revenu après cinq ans (prélèvements sociaux exclus), idéal pour du long terme avec des ETF éligibles. Le compte-titres ordinaire applique la flat tax de 30 % mais accepte tous les ETF, y compris hors zone euro. L'assurance-vie et le PER répondent à d'autres logiques (transmission, déduction à l'entrée).
Absolument pas. Le chiffre de 8 à 10 % annualisé brut correspond à une performance passée d'un portefeuille diversifié sur quinze ans. Les performances passées ne préjugent en rien des résultats futurs. Un ETF réplique un indice : si l'indice baisse, l'ETF baisse. Ce que garantissent les frais bas, c'est un point de départ favorable, pas une performance.
Oui, sur certains segments. Sur les grandes capitalisations liquides (S&P 500, actions zone euro), l'efficience du marché rend la surperformance rarissime. Mais sur des marchés moins couverts — petites capitalisations, niches émergentes, dette complexe — un gérant compétent peut apporter de la valeur, l'information y étant plus rare et moins partagée.
Regardez le total des frais sur encours (TFE) ou les frais courants indiqués dans le document d'information. Multipliez-les par la valeur de votre placement et par votre horizon : l'ordre de grandeur surprend souvent. Un outil de pilotage comme WEXEOR agrège votre poche financière et affiche le rendement net une fois les frais et la fiscalité déduits, pour comparer sur une base honnête.
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