Entrepreneur dans l'âme et passionné d'investissement immobilier, Jérôme a fondé Wexeor avec une conviction : les investisseurs exigeants méritent un véritable cockpit de pilotage, pas un énième tableur. Il porte la vision du produit et son exigence — transformer chaque investisseur en CEO de son patrimoine.

L'assurance-vie transmet un capital au bénéficiaire désigné hors de la succession classique : les primes versées avant 70 ans ouvrent un abattement de 152 500 € par bénéficiaire, exonéré d'impôt. Au-delà, la taxation est de 20 % puis 31,25 %. Après 70 ans, un seul abattement global de 30 500 € s'applique, mais les gains restent exonérés. Le conjoint et le partenaire de PACS ne paient rien, quel que soit l'âge des versements.
Une enveloppe qui échappe aux règles normales de l'héritage. C'est ça, l'assurance-vie côté transmission : le capital versé au bénéficiaire que vous avez désigné ne rejoint pas l'actif successoral et n'entre pas dans le calcul de la réserve héréditaire. Cadre posé par les articles L. 132-12 et L. 132-13 du Code des assurances. Concrètement, vous décidez qui touche quoi, en dehors du partage entre héritiers.
Mais ce statut « hors succession » n'est ni automatique ni sans limites. Une date de versement, un âge, une clause mal rédigée, et l'avantage se dilue. Voyons où se situent les vrais leviers.
Dans une succession classique, votre patrimoine est réparti selon des règles strictes : réserve héréditaire pour les enfants, quotité disponible pour le reste. L'assurance-vie contourne ce mécanisme. Le capital est versé directement au bénéficiaire désigné dans la clause, sans passer par la case partage.
Prenez un exemple. Vous avez trois enfants et vous souhaitez avantager celui qui s'est occupé de vous en fin de vie. Par testament, votre marge de manœuvre est plafonnée par la réserve. Via une assurance-vie, vous pouvez lui transmettre un capital significatif en dehors de cette contrainte. La liberté est réelle — dans les limites de l'abus manifeste, qu'un juge peut requalifier si les primes sont jugées « manifestement exagérées » au regard de vos revenus.
Autre point structurant : il n'existe aucun plafond légal de versement sur un contrat d'assurance-vie en 2026. Vous pouvez y loger 50 000 € comme plusieurs centaines de milliers d'euros. C'est la fiscalité de sortie qui trace les frontières, pas un plafond de dépôt.
Le fameux seuil. Pour les primes versées avant vos 70 ans, chaque bénéficiaire profite d'un abattement de 152 500 € sur lequel il ne paie strictement rien. Notez le « chaque bénéficiaire » : c'est là que se joue l'optimisation.
Trois enfants désignés à parts égales sur un contrat de 450 000 € ? Chacun reçoit 150 000 €, sous le seuil. Zéro impôt de transmission. Le même capital laissé à un seul bénéficiaire aurait généré une taxation sur les 297 500 € excédentaires.
Au-delà de l'abattement, le prélèvement de l'article 990 I du CGI s'applique :
Ces taux sont indépendants du lien de parenté. Un neveu, un ami, un concubin : même barème, même abattement. C'est ce qui rend l'assurance-vie redoutable pour transmettre hors ligne directe, là où les droits de succession classiques grimpent vite à 55 % voire 60 %.
Passé 70 ans, la logique change de régime. Les primes versées après cet anniversaire ne bénéficient plus de l'abattement individuel de 152 500 €. À la place, un abattement unique de 30 500 €, tous bénéficiaires et tous contrats confondus. La fraction qui dépasse ce montant réintègre la succession et subit les droits classiques selon le lien de parenté.
Cela peut sembler dissuasif. Ce ne l'est pas totalement, et voici pourquoi : les intérêts et plus-values générés par ces primes après 70 ans sont totalement exonérés de droits de succession. Seul le capital versé est réintégré, pas ce qu'il a produit. Un versement de 100 000 € à 72 ans qui devient 140 000 € à votre décès ? Les 40 000 € de gains passent sans droits.
La règle de décision est donc plus fine qu'un « fermez le robinet à 70 ans ». Si votre contrat a une durée de vie longue devant lui et une bonne performance attendue, continuer à verser après 70 ans reste défendable. Le seuil n'est pas un couperet, c'est un arbitrage entre l'abattement perdu et l'exonération des gains à venir.
Ici, tout ce qui précède devient secondaire. Le conjoint survivant et le partenaire de PACS sont totalement exonérés de droits de succession sur l'assurance-vie, quel que soit l'âge des versements. Ni abattement à surveiller, ni seuil à craindre. Depuis la loi TEPA de 2007, cette exonération est totale.
Conséquence pratique : désigner son conjoint comme bénéficiaire d'un gros contrat n'a aucun intérêt fiscal de transmission — il ne paierait rien de toute façon. Mieux vaut souvent réserver l'assurance-vie aux bénéficiaires qui, eux, seraient taxés lourdement dans une succession ordinaire.
On sous-estime cette phrase. La clause bénéficiaire est le document qui décide qui touche le capital. Une clause bâclée peut anéantir tout l'avantage fiscal ou envoyer l'argent à la mauvaise personne.
La formulation type « mon conjoint, à défaut mes enfants nés ou à naître, à défaut mes héritiers » couvre beaucoup de situations. Mais elle ne convient pas à tout le monde. Un couple non marié, une famille recomposée, une volonté de sauter une génération : chaque cas mérite une clause sur mesure.
Deux pièges fréquents :
La clause peut aussi orchestrer un démembrement : usufruit au conjoint, nue-propriété aux enfants. Un montage qui organise la transmission sur deux têtes tout en préservant les droits du survivant. Ce type de stratégie relève d'un conseil sur mesure — un notaire ou un conseiller en gestion de patrimoine cadre la rédaction.
Ce qui compte, c'est de relire cette clause régulièrement. Un contrat ouvert il y a quinze ans avec une clause jamais revue est une bombe à retardement patrimoniale.
L'erreur classique : traiter chaque enveloppe isolément. On optimise son assurance-vie, on optimise sa SCI, on optimise son PEA — sans jamais regarder la cohérence globale de la transmission. Résultat : des abattements sous-exploités ici, une concentration excessive là, une liquidité mal calibrée pour payer d'éventuels droits.
La transmission se raisonne au niveau du patrimoine entier. Combien d'abattements de 152 500 € pouvez-vous activer en désignant plusieurs bénéficiaires ? Comment articuler l'assurance-vie avec les donations, la fiscalité des rachats après 8 ans et la répartition de vos actifs immobiliers ? Ces questions ne se traitent pas contrat par contrat.
C'est là qu'une vue consolidée change la donne. WEXEOR agrège vos actifs — immobilier, bourse, ETF, crypto, assurance-vie — dans une interface unique, ce qui permet de visualiser d'un coup la part de votre patrimoine réellement transmissible hors succession et celle qui sera soumise aux droits. Vous ne pilotez plus une enveloppe à la fois, vous voyez l'équilibre d'ensemble.
Une clarification utile : le dispositif de « transmission anticipée défiscalisée » jusqu'à 152 500 €, voté en première lecture, n'est pas entré en vigueur en 2026 — il n'a pas été retenu dans le texte final du budget. Les règles décrites ici restent celles applicables.
À noter aussi, pour les contrats anciens : ceux souscrits avant le 20 novembre 1991 bénéficient d'une exonération totale de prélèvement pour les versements effectués avant le 13 octobre 1998, quel que soit l'âge du souscripteur. Si vous détenez un contrat de cette génération, vérifiez son régime avant tout arbitrage : il vaut parfois de l'or.
Avant de bouger quoi que ce soit, faites l'inventaire : dates de versement, âge à chaque prime, clauses en vigueur, bénéficiaires désignés. C'est cette photographie qui déterminera votre marge de manœuvre réelle — pas les taux du barème.
Par principe, non. Le capital versé au bénéficiaire désigné est transmis hors succession et n'entre pas dans le calcul de la réserve héréditaire (art. L. 132-12 du Code des assurances). Elle peut toutefois être réintégrée si aucun bénéficiaire n'est désigné, ou pour la part des primes versées après 70 ans dépassant l'abattement.
Pour les primes versées avant les 70 ans du souscripteur, chaque bénéficiaire bénéficie d'un abattement de 152 500 €, exonéré de tout impôt de transmission. Au-delà, la part entre 152 500 € et 852 500 € est taxée à 20 %, et la fraction supérieure à 31,25 %.
Un abattement unique de 30 500 € s'applique, tous bénéficiaires et tous contrats confondus. La fraction des primes qui dépasse ce montant réintègre la succession et subit les droits selon le lien de parenté. En revanche, les intérêts et plus-values produits par ces primes restent totalement exonérés.
Non. Le conjoint survivant et le partenaire de PACS sont totalement exonérés de droits de succession sur l'assurance-vie, quel que soit l'âge des versements. C'est pourquoi il est souvent plus pertinent de réserver l'enveloppe à des bénéficiaires qui, eux, seraient taxés dans une succession classique.
Oui. L'assurance-vie permet de désigner n'importe quel bénéficiaire, y compris hors famille. Le barème du prélèvement (990 I du CGI) et l'abattement de 152 500 € s'appliquent indépendamment du lien de parenté, contrairement aux droits de succession classiques qui atteignent 55 à 60 % pour les tiers.
Non, aucun plafond légal de versement n'existe en 2026. La liberté de versement est totale. Ce sont uniquement les règles fiscales de transmission — abattements, seuil des 70 ans, barème 990 I — qui encadrent l'avantage successoral.
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